Zoukou frappé par le malheur : deux drames, un même jour, un cri de détresse (Attention aux âmes sensibles)
Zoukou, 02
mai 2025.
Jamais l’arrondissement de Zoukou, dans la commune de Zogbodomey, n’aurait
imaginé vivre une journée aussi noire. Le 02 mai, deux événements tragiques
sont venus frapper durement la population, laissant derrière eux des familles
brisées, des enfants traumatisés, et un chef d’arrondissement, Cyrille SEHA, en
quête urgente de soutien.
À Agblagon : deux jumelles englouties par la gadoue
Dans le
village d’Agblagon, deux jeunes filles, jumelles inséparables, ont trouvé la
mort dans une mare de résidus boueux, issue des traitements artisanaux du
palmier à huile. Ces eaux visqueuses, laissées sans protection ni balisage, ont
englouti les fillettes sous les yeux impuissants des habitants. L’émotion est
immense : deux vies arrachées à l’innocence, deux familles plongées dans le
deuil le plus absolu.
À Assogon-Bognongon : une maison partie en fumée, des
écolières démunies
Le même
jour, dans la localité de Bognongon (Assogon), une maison a pris feu, réduisant
en cendres tous les biens d’un ménage : les fournitures scolaires des enfants,
les habits, les matériels, mais surtout les maigres ressources d’une mère
engagée dans les groupements communautaires. Ici encore, ce sont les plus
vulnérables — notamment des filles écolières — qui se retrouvent à la rue, sans
vêtements, sans cahiers, sans toit.
Le cri d’alarme du chef d’arrondissement
Face à cette
double tragédie, le chef d’arrondissement, Cyrille SEHA, n’a pas tardé à réagir. Bouleversé, il a lancé un
véritable cri de détresse :
« Nous
sommes désemparés. Deux drames, deux familles anéanties en un seul jour… Nous
ne pouvons pas rester seuls face à ça. »
Dans
l’urgence, il a saisi le maire de la commune de Zogbodomey, appelant le conseil
communal à examiner toutes les possibilités d’aide, y compris la recherche de
partenaires extérieurs. Il a également écrit à la Croix-Rouge, au ministère
des Affaires Sociales, à l’Institut national de la femme (INF), et à
d’autres acteurs humanitaires, pour plaider la cause des victimes et demander
une assistance rapide.
Aujourd’hui,
l’arrondissement de Zoukou tend la main. Ces familles, déjà fragiles, ont
besoin d’une aide immédiate pour accompagner les parents des jumelles décédées
dans leur deuil et prendre des mesures de prévention pour éviter qu’un tel
accident ne se reproduise et pour reloger, vêtir et rééquiper les enfants de
Bognongon, afin qu’ils puissent reprendre le chemin de l’école et que leur mère
puisse reconstruire sa vie.
Zoukou
pleure, mais Zoukou espère encore. Parce qu’au-delà de la douleur, il y a
l’élan humain, la capacité collective à réagir, à tendre la main à ceux qui, du
jour au lendemain, ont tout perdu.
Aux
autorités compétentes, aux organismes sociaux, aux associations humanitaires :
le moment est venu de faire preuve de solidarité. L’arrondissement vous attend,
les bras ouverts, le cœur lourd, mais toujours battant.

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